La Capsule #50 (1/2) – Vers le vaccin obligatoire

Si vous êtes présents sur les réseaux sociaux, vous avez peut-être vu circuler ces derniers jours le nouveau projet liberticide du gouvernement, qu’il a nommé la « vaccination en anneau ». Le principe de cette vaccination en anneau est de vacciner les malades du covid, mais également leurs cas-contact. Or, on va voir que sous ces airs simplistes, ce projet est un bond de géant dans la dictature sanitaire et numérique.

Tout d’abord, officiellement, ce projet ne vient pas du gouvernement, mais du COSV (Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale), présidé par Alain fischer, celui qu’on appelait récemment Monsieur Vaccin. Or, ce COSV fait office de conseiller auprès du ministère de la santé sur la stratégie vaccinale : il donne un avis sur tout ce qui concerne l’utilisation des vaccins en France : quel vaccin utiliser ? Quand ? Combien ? Sur qui ? Comment est-ce qu’on communique ? Bref, pour toutes ces questions, le COSV apporte ses conseils au gouvernement.

Et donc, ce COSV a publié un document dans lequel il met en valeur une nouvelle stratégie vaccinale, la fameuse vaccination en anneau. Voyons en quoi cela consiste.
Déjà, la description générale :  la vaccination en anneau «  consiste à vacciner tous les individus ayant été en contact avec un sujet présentant une infection confirmée, ainsi que toutes les personnes en contact avec ce premier cercle de sujets contacts. »

C’est donc le point central du projet : si demain vous êtes un cas confirmé, on vaccinera toutes les personnes avec qui vous avez été en contact, et toutes celles avec qui ces personnes ont elles-même été en contact.
Pourtant, par le passé, j’ai souvenir d’avoir entendu Véran nous dire qu’un cas-contact de cas-contact n’était pas un cas-contact (j’espère que vous me suivez), mais maintenant si, apparemment. De la haute science sans aucun doute.

Maintenant, la caractéristique la plus étrange et malheureusement la plus inquiétante de ce projet, c’est que les gens qui seront déclarés comme cas-contact – ou cas-contact de cas-contact donc – et qui refuseront d’être vaccinés devront obligatoirement, selon le COSV, être placés en quarantaine stricte et surveillée.
Forcément, c’est là que se trouve la dérive totalitaire. Pour le dire plus clairement, toute personne figurant parmi le premier ou second cercle de cas devra choisir entre la vaccination ou l’emprisonnement, puisqu’il faut bien appeler les choses par leur nom, emprisonnement dont on ignore les détails pour le moment. On va y revenir.
De fait, si ce plan de vaccination en anneau était un jour voté, ce qui je le rappelle n’est pas le cas pour le moment – ce n’est qu’un projet soumis par le COSV au ministère de la santé – la vaccination deviendrait de fait obligatoire, puisque son refus serait alors sanctionné par une quarantaine stricte et surveillée, soit dans le meilleur des cas une assignation à domicile avec système de surveillance, et dans le pire cas, un camp d’isolement, donc une prison.

Bon, c’est déjà assez perturbant, comme programme. Mais quand vous lisez le projet du COSV, vous vous rendez compte que toute cette stratégie repose sur du vent, notamment en ce qui concerne l’efficacité de cette vaccination en anneau. « Compte tenu du délai d’incubation, de l’ordre de 5 jours, et du temps nécessaire pour induire une réponse immune protectrice, de l’ordre de 10-12 jours minimum chez les personnes non-encore vaccinées, la probabilité de prévenir le risque d’infection parait faible chez celles-ci. En revanche, il est possible que la vaccination contribue à induire une immunité plus robuste à même de limiter la sévérité de l’infection et peut-être de réduire la durée de la phase de contagiosité, surtout chez les personnes qui auraient déjà été immunisées et chez qui la vaccination en anneau constituerait un rappel. » Encore mieux : « Il n’y a pas encore, à notre connaissance, de données disponibles sur cette question, mais la mise en place de la stratégie de vaccination en anneau devra s’accompagner d’une évaluation de son efficience pour diminuer la morbidité/mortalité de l’infection. »

Donc, si on lit entre les lignes, on n’a pas la moindre certitude que cela aura un quelconque effet, on a même des raisons de penser que non ; on ne sait pas trop non plus s’il est risqué ou non de vacciner des gens déjà contaminés, mais on tente quand même et on analysera les résultats au fur et à mesure. Tant pis si, entre temps, ça se passe mal pour les patients. On met en place des restrictions de liberté plus qu’inquiétantes, sans aucune certitude sur un quelconque bénéfice. Mais ce n’est pas tout.
Certains se diront : « moi je m’en fiche, je suis déjà vacciné » ou bien se disent qu’ils vont se faire vacciner prochainement pour ne pas être concernés par tout ça. Eh bien non, parce que ça concerne aussi les gens déjà vaccinés.

« La vaccination en anneau doit se faire dans le cadre d’un schéma vaccinal complet à deux doses pour ceux qui n’auraient pas encore été primo-vaccinés, et avec une seule dose pour les personnes déjà complètement immunisées. »

Donc, même si vous avez déjà reçu vos deux doses, vous devrez en prendre une troisième si on vous définit comme cas-contact. Sinon, quarantaine forcée. Ce qui veux dire que même en étant « complètement immunisé », vous êtes quand même considéré comme un vecteur de la maladie, et sans aucune étude sérieuse, avec des vaccins qui, on le rappelle, ne sont pas encore testés, on décide sur un coup de tête que vous prendrez finalement une troisième dose.

C’est amusant, parce que le coup de la troisième dose, c’est justement ce que voulait mettre en place le président de Pfizer. Tout le monde s’était mis d’accord pour deux doses, mais celui qui gagne de l’argent sur chaque dose vendue, lui, est persuadé qu’il en faut trois, et le COSV le pense aussi maintenant. Une coïncidence, j’imagine.

Ce projet de vaccination en anneau concernerait au départ uniquement des milieux précis parmi lesquels les hôpitaux, les établissements médicaux, les foyers de migrants ou encore les prisons, mais l’idée est ensuite de l’élargir à la société entière.
L’ennui, c’est que non seuleement, sanitairement parlant, et de l’aveu même du COSV, cette vaccination en anneau n’a aucune efficacité démontrée, mais qu’en plus, comme vous pouvez l’imaginer, elle renforce considérablement le pouvoir de répression du gouvernement sur le peuple.

Déjà, on ne sait pas trop comment seront identifiés les cas-contacts. On parle d’équipes mobiles chargées d’enquêter, mais cela semble peu efficace si la vaccination en anneau est élargi au pays entier et qu’il faut donc demander à chaque malade qui il a croisé aujourd’hui, en le notant avec un carnet et un stylo. Il est en revanche plus probable qu’un tel système soit associé aux outils numériques, c’est-à-dire au pass sanitaire et à une application de traçage comme l’application Tous Anti-Covid. Car si vous êtes tracé toute la journée dans vos déplacements, il n’est du coup pas difficile de dire qui vous avez croisé dans la journée. Cela veut dire qu’un jour, vous irez faire vos courses et que le soir, vous recevrez un sms, ou bien une visite de forces de l’ordre à votre domicile, qui vous diront que quand vous faisiez la queue à la caisse, vous étiez à côté d’un malade, que vous êtes donc un cas contact, ainsi que toute votre famille, vos collègues de travail, vos amis, et que donc, là tout de suite, vous avez le choix entre une injection ou une mise en quarantaine.

Ce sont évidemment des méthodes d’intimidation qui font qu’énormément de gens réfractaires à la vaccination vont pourtant accepter de se faire vacciner. Sans cette pression, le nombre de vaccinés aurait peut-être plafonné à 50 ou 60 %, mais avec la menace d’un emprisonnement, ce nombre serait beaucoup plus élevé.

Il y a d’autres questions qui se posent encore avec ce système de vaccination en anneau. La première question, c’est le type de quarantaine qu’on applique : assignation à domicile, ou bien camp d’isolement. Cela pose en fait une autre question, celle de la logistique :

Si une personne est malade, les cas-contact sont son entourage, mais aussi l’entourage de son entourage. Cela, appliqué au pays entier, parait ingérable. Imaginez simplement un enfant malade. Vous avez dans les cas-contact primaires sa famille, tous ses camarades de classes, son ou ses professeurs, soit facilement une trentaine voire une quarantaine de personnes. Et en cas secondaires, les familles et amis de ces trente cas primaires, on montre donc très facilement à 150 voire 200 personnes, pour un seul enfant malade à la base.
Or en France, même si les cas sont en chute libre depuis un mois, on a eu hier environ 9000 cas, alors même que les tests ne sont pas obligatoires. 9000 cas peut-être pas aussi problématiques qu’un enfant dans sa classe pleine d’autres enfants, mais même en admettant seulement 10 cas contacts en moyenne par personne, on arrive, pour 9000 malades quotidiens à près de 1000 000 de cas-contact primaire + secondaires par jour. Bref, ça ne peut se gérer qu’avec du traçage numérique, la logistique des vaccins sera quasi-impossible, et même si seulement 1 % de ces gens refusaient catégoriquement le vaccin, cela ferait quasiment 10 000 personnes par jour à mettre en isolement, alors même que je le rappelle le test PCR n’est obligatoire quasiment nulle part aujourd’hui en France. Imaginez donc une France orwellienne où il faut se faire tester obligatoirement tous les 2 jours : vous aurez peut-être 100 000 cas par jour – une majorité de faux positifs mais ce n’est pas la question – et donc la moitié du pays en cas-contact et des centaines de milliers de personnes à isoler. Et si ce n’est pas 1 % mais 10 % des gens qui refusent le vaccin, on arrive à un millions de gens par jour à isoler. C’est absurde et ça rend difficilement imaginable l’utilisation de camps d’isolements.

On arrête là avec les chiffres. Se figurer la moitié du pays emmenée de force dans des camps d’isolement n’est peut-être pas la solution la plus réaliste, ni d’ailleurs la plus intéressante pour le gouvernement. On a vu des images de camps d’isolement en Chine, mais la Chine, elle, n’a officiellement en ce moment qu’une quinzaine de cas par jour, pas 9000, et se limite d’ailleurs uniquement aux cas-contacts primaires, pas secondaires, ça ne fait donc pas plus d’une centaine de personnes à enfermer, pas des centaines de milliers. Redisons-le donc, il est insensé de penser que la France pourrait mettre tous les réfractaires en camps d’isolement. En revanche, le problème pourrait être traité de façon plus réaliste, plus  douce et également plus acceptable par le peuple.

Récemment, quand vous voyagiez en Israël, vous aviez le choix à votre arrivée à l’aéroport entre deux semaines d’isolement en hôtel surveillé, ou bien tranquillement chez vous mais avec un bracelet électronique. Du coup, les voyageurs se disaient que quitte à être surveillés pendant deux semaines, autant que ce soit chez soi : ils acceptaient le bracelet électronique. L’idée pour le gouvernement français pourrait être similaire : non pas traîner les gens dans des camps d‘isolements, ce qui outre la difficulté logistique serait extrêmement mal vu par le reste du monde, difficile à instaurer et difficile à justifier sur le long terme, mais opter plutôt pour une surveillance numérique et assigner les gens à domicile, ce qui serait largement mieux accepté et logistiquement bien plus réaliste. Le projet de loi voté par le Sénat sur la sortie de crise prévoit d’ailleurs assez explicitement que le lieu de quarantaine sera laissé au choix de la personne concernée. Donc de toute évidence, on mise sur une quarantaine à domicile. Ce serait aussi un moyen pour le gouvernement de mettre en place la surveillance permanente dont il rêve et de justifier des QRcode jusqu’à votre porte d’entrée. En clair, ça aiderait la France à mettre en place un contrôle social à la chinoise.
Mais comprenez qu’avec un contrôle social de ce genre, vous devenez littéralement le jouet du gouvernement. Parce qu’après tout, si je reçois demain une alerte pour me dire que je suis un cas-contact parce que j’ai croisé un malade à la boulangerie, qui me prouve que c’est vrai ? Rien ne le prouve, ce qui signifie que l’État pourrait cibler les individus qu’il souhaite et les contraindre, eux personnellement, à une assignation à domicile, leur interdire tel ou tel service public, les transports, tel magasin, ou l’accès à leur emploi, bref, une emprise totale du gouvernement sur ces individus-là, qui seront forcés d’accepter cette assignation à domicile sous peine, là peut-être, d’un véritable emprisonnement, dans une véritable prison.

Le gouvernement et probablement bien plus intéressé par le contrôle social que par la vaccination en elle-même. La vaccination sert à forcer le contrôle social plutôt que l’inverse, et la crise sanitaire est faite pour justifier le contrôle social à la chinoise. Le but n’est donc pas de mettre les récalcitrants dans des camps, mais plutôt de faire accepter aussi paisiblement que possible le contrôle social total.

Maintenant, rassurons les plus anxieux en rappelant une fois de plus que ce n’est pas un projet de loi du gouvernement mais une stratégie proposée par le COS qui pourrait demeurer sans suite. Il serait naïf de croire que le gouvernement n’en a pas envie, mais ce n’est pas pour autant qu’il peut instaurer de nouvelles mesures avec un tel impact social d’un claquement de doigt. Il y a quand même de l’opposition en France et le gouvernement doit garder une image aussi démocratique que possible vis-à-vis de ses voisins. Rappelons qu’entre temps, aux États-Unis ou ailleurs, la vie normale a repris cours, et que quelle que soit la dictature vers laquelle on se dirige, elle ne sera jamais mise en place du jour au lendemain de manière brutale et ultra-répressive. Nous aurons au moins le temps de voir venir les choses et de nous préparer en conséquence, c’est en tout cas l’avantage qu’auront ceux qui s’informent sur ces sujets.

Le projet de la COSV n’est pas adopté, il a plutôt été publié comme une sorte de test, pour voir comment les gens réagiraient. Ce qu’il s’est passé à Bordeaux n’est probablement pas sans lien non plus. Vous avez vu peut-être que du côté de bordeaux, ils ont découvert un variant rare du virus, et qu’on a donc demandé à tous les habitants du quartier concerné de se vacciner. Rien d’obligatoire pour eux toutefois, et le variant n’est apparemment pas dangereux, mais on peut tout de même voir tout cela comme un test de la nouvelle stratégie vaccinale qui ne consiste donc plus à proposer le vaccin au pays entier – stratégie peu efficace – mais plutôt à rendre la vaccination quasi-obligatoire pour certains, les malades et leurs cas-contacts, tandis que le reste de la population ne sera pas concerné. Il faut peut-être aussi y voir une nouvelle manière de diviser le peuple et d’éviter la contestation de masse, puisque beaucoup ne s’opposeront à ce système que lorsqu’ils en seront victimes, c’est-à-dire lorsqu’ils seront déclarés cas-contact de quelqu’un, et pas avant.

Liens :

Vaccination en anneau

Assignation à domicile plutôt qu’en camp d’isolement

Page 9 : « En application du troisième alinéa du II de l’article L. 3131-15 précité, les mesures de mise en quarantaine, de placement et de maintien en isolement peuvent se dérouler, au choix des personnes qui en font l’objet, à leur domicile ou dans les lieux d’hébergement adapté. »

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