La Capsule #49 – La lumière au bout du tunnel

La nouvelle du jour, c’est l’adoption du pass sanitaire par le Sénat. Malheureusement, ce n’est pas une surprise. Néanmoins il y a quelques éléments intéressants dans le texte qui a été voté.
Les sénateurs ont en fait approuvé le pass sanitaire, parmi d’autres mesures de déconfinement, mais ont modifié le texte de loi initial, celui voté par les députés la semaine dernière, afin de demander des garanties. Or, parmi ces garanties, il y en a deux qui sont notables.

La première, c’est que, d’après la loi, le pass sanitaire ne pourra être utilisé « que dans les lieux qui, en raison de leur configuration ou de la nature des activités qu’ils accueillent, ne permettent pas d’assurer le respect des gestes barrières ».

La seconde, c’est que la loi qui a été votée, et qui contient donc l’instauration du pass sanitaire, ne sera appliquée que jusqu’au 15 septembre.

Revenons sur ces deux points, en commençant par les aspects positifs :

Si on croit en la bonne volonté du gouvernement et du Sénat, on peut se satisfaire de ce texte de loi. En effet, si on le lit tel quel, on comprend d’une part que le pass sanitaire cessera d’exister après le 15 septembre, et d’autre part que d’ici là, il ne sera utilisé, comme on disait, « que dans les lieux qui, en raison de leur configuration ou de la nature des activités qu’ils accueillent, ne permettent pas d’assurer le respect des gestes barrières ». Les gestes barrières officiels étant le lavage de main, le masque et la distanciation physique, on en déduit que les lieux concernés ne sont donc, comme prévu, que les gros rassemblements de type concert, match de foot. Les lieux de tous les jours, les magasins, la rue, les lieux privés, ne font clairement pas partie des lieux concernés par le pass.

Du coup, on se dit « bonne nouvelle », on a juste à éviter les concerts et les matchs de foot, et le 15 septembre, fin du pass sanitaire, fin de l’état d’urgence et donc de toute restriction de déplacement ou de travail. Ainsi, le 15 septembre marque le retour à la vie d’avant, et cette fois-ci la vraie vie d’avant.

Maintenant, vous le savez, nous avons un gouvernement qui aime bien mentir et revenir sur ses choix, il faut donc envisager l’entourloupe possible. Il faut se méfier de plusieurs points. D’abord, même si on revient effectivement à la vie d’avant le 15 septembre, il suffira d’un nouveau variant, de tests PCR truqués pour inventer une 4e vague et justifier la mise en place d’un nouvel état d’urgence et donc de nouvelles restrictions, le retour du pass sanitaire etc…
Par ailleurs, il y a un autre point très suspect : dans le texte de loi qui a été approuvé par le Sénat, il n’y a pas de jauge minimale pour l’instauration du pass sanitaire. Véran a répondu à cela que le gouvernement avait été très clair et que le pass ne concernait que les évènements de plus de 1000 personnes ; le problème, c’est que puisque ce n’est pas écrit dans la loi, ça n’a aucune valeur. Cela veut dire que le gouvernement pourra comme il le veut baisser cette jauge à 500, 100 ou même 10 personnes si ça lui chante.
Enfin, même les lieux concernés sont décrits de manière assez vague. On parle des lieux qui, en raison de leur configuration ou de la nature des activités qu’ils accueillent, ne permettent pas d’assurer le respect des gestes barrières. L’ennui, c’est que le geste barrière le plus problématique la dedans, c’est la distanciation physique. Elle non plus n’est pas fixée, c’est d’ailleurs pour ça que les jauges dans les magasins ont sans cesse été modifiées ces derniers mois.

Cela veut dire que si demain, Véran décide que la distanciation recommandée pour faire face au nouveau variant est de 10m entre deux personnes, aucun lieu public ne pourra la respecter, et tous auront alors l’obligation d’instaurer le pass sanitaire.
Il suffit de jouer sur ce critère de distanciation, qui n’est basé sur rien d’autre que la volonté du gouvernement, pour finalement imposer le pass sanitaire partout.
De manière générale, méfiez-vous de tout ce qu’il y a de flou dans ces nouvelles règles, parce que tout ce tapage autour du pass sanitaire, tout ce qui a été fait depuis des mois, voire des années au niveau européen pour le rendre possible, et tout ce que ça implique pour la société de demain, en bref, ce mastodonte qu’est le projet du pass sanitaire ne peut pas avoir été créé pour n’exister que pendant deux mois et demi dans les concerts et les matchs de foot. C’est l‘éléphant qui accouche d’une souris et il est évident que nos gouvernements ont plus d’ambition que ça dans le contrôle social.

Néanmoins, on peut s’autoriser un peu d’optimisme, ou du moins un peu de répit, dans la mesure où vraisemblablement, sauf évènement imprévu majeur, le pass sanitaire ne devrait pas nous contraindre outre mesure durant l’été. Personnellement, ça ne me plaît pas du tout de le voir instauré, même si ce n’est que temporairement et dans les stades et les foires (comme la plupart d’entre vous, j’imagine, je ne fréquenterai aucun lieu qui l’impose), mais on a au moins quelques sécurités qui ont été mises pour l’instant, qui sont fragiles, mais qui demanderont toutefois une bonne raison pour être enlevées.

Car maintenant que ce texte est voté et que le déconfinement est acté, la fin de l’état d’urgence, maintenant qu’il y a eu des engagements officiels du gouvernement, des promesses faites aux commerçants, il faudra tout de même un très bon prétexte pour tout annuler et redéclarer l’état d’urgence.

En réalité, il est possible que l’état utilise sa technique habituelle de la progressivité. C’est-à-dire instaurer un pass sanitaire qui aura très peu d’impact sur les gens, et puis qui sera effectivement retiré le 15 septembre. Ensuite, à la fin de l’année, avec le retour des maladies hivernales, on prétextera une nouvelle vague pour remettre le pass en place. Le pass pourra alors à ce moment être bien accepté par la population, surtout si son utilisation nous épargne un confinement. En clair, le gouvernement nous fera miroiter un nouveau confinement, de nouvelles interdictions de travailler pour faire peur à tout le monde, mais dira finalement : « En fait non, pour éviter de vous gâcher la vie, on va simplement remettre le pass sanitaire en place et ce sera suffisant ». De cette manière, les gens accepteront le pass sanitaire, celui qui les avait si peu dérangé en été, en s’estimant gagnants.

Je ne me risque pas à la voyance, mais même si les garanties votées par le Sénat sont, sur le papier, assez positives par rapport à la dérive orwellienne que l’on redoutait, le gouvernement a des projets et compte à mon avis les mettre en œuvre jusqu’au bout. Nous pourrons souffler un peu cet été, il faudra en profiter, mais la méfiance restera nécessaire pour les mois qui suivront.

Maintenant, puisque la positivité ne fait pas de mal, il y a une autre manière de voir les choses, peut-être un peu plus fantaisiste au premier abord, mais qui mérite qu’on s’y penche. On a eu différentes nouvelles ces derniers temps au sujet du covid. On a vu qu’en ce moment, par exemple, les médias accordent de plus en plus de crédit à la théorie selon laquelle le virus provient du laboratoire de Wuhan, plutôt que d’une contamination accidentelle avec un animal sauvage. Cette théorie du virus provenant du laboratoire a été vue comme complotiste pendant des mois. On se souvient de Trump qui accusait la Chine, et que les médias traitaient de fou ; on se souvient du professeur Montanier qui expliquait que le virus avait été créé par la Chine et qui a été traité de fou aussi. Mais tout ça change. On apprend ces temps-ci que la Chine aurait menti sur la nature de ses travaux sur les virus et sur la nature des virus qu’elle possédait. On a aussi découvert ces dernières années des failles de sécurité dans le laboratoire de wuhan qui rendent tout à fait possible l’hypothèse d’une fuite du virus. Bref, on n’en est pas à dire que la Chine a sciemment créé un virus mortel pour ensuite le répandre dans le monde, mais le fait que les médias traditionnels commencent à se poser des questions est intriguant. En france, arianne, l’Express, le Figaro, le Monde, des médias censés être crédibles, nous expliquent ce qu’on savait depuis un an et demi, à savoir que oui, le laboratoire de Wuhan est très louche dans cette histoire et qu’une véritable enquête s’impose.

Cette prise de conscience soudaine, qui vient en réalité des États-Unis, où des chercheurs ont demandé de nouvelles enquêtes sur Wuhan, fait écho à une autre information venant également des États-unis : l’implication du docteur Fauci dans les travaux de Wuhan. On découvre que Fauci a discrètement financé des travaux chinois (potentiellement illégaux) visant à renforcer les capacités pathogènes de certains virus (ce qu’on nomme « gain de fonction »).

En voyant tout ça, on peut se demander s’il n’y a pas eu un déblocage aux États-Unis, où la vérité apparaît un peu plus chaque jour etoù les mesures disparaissent aussi un peu plus chaque jour. On se demande si les États-Unis ne sont pas en train de gagner la bataille et si, du coup, d’autres pays comme la France ne tentent pas de retourner leur veste en comprenant qu’ils ont perdu.
Pour le dire autrement, il se peut que le narratif complet du covid ait échoué aux États-Unis : les gens ont repris leur vie normale, ne portent plus le masque, n’ont pas d’obligation de se vacciner et ne le font d’ailleurs pas massivement. Comme on le disait, si les États-Unis reprennent leur liberté totale, les autres pays ne pourront pas, de leur côté, imposer une dictature orwellienne. C’est donc à se demander si, en France, les médias ne retournent pas leur veste doucement en comprenant que les États-Unis ont vaincu le narratif du covid.

Peut-être que le pass sanitaire inutile qu’on aura cet été est une manière douce pour le gouvernement de retourner sa veste, en disant grosso modo : « Bon, allez, finalement, ce sera juste un petit pass sanitaire pendant deux mois et on est quitte, sans rancune, on est désolés ».

J’interprète peut-être un peu trop les évènements, mais il semble tout de même clair qu’il y a quelque chose de très positif qui vient des États-Unis, qui rend impossible une dictature mondiale, et qui devrait rejaillir au moins un peu sur nous prochainement. Cela mérite confirmation bien sûr, car le gouvernement ne fait peut-être que reculer pour mieux sauter, mais je vous invite à garder ces idées en tête et à observer l’actualité prochaine pour voir si cela se confirme ou pas.

Enfin, un petit point plus anecdotique sur cette crise, dont j’ai eu envie de parler : le gouvernement prépare un concert-test avec le groupe Indochine. Le principe, c’est de faire un concert de 5000 personnes, toutes masquées, pour voir ensuite si cela déclenche un foyer d’infection. L’expérience est ridiculement menée.

On a en fait appris qu’il y avait des critères pour participer à ce concert-test. Il faut, entre autres, avoir entre 18 et 45 ans, ne pas avoir de symptômes du covid, ne pas avoir de contact récent avec des malades, avec un test PCR négatif, ou encore porter un masque tout le long du concert, pendant que des caméras à reconnaissance faciale vérifieront que vous le portez bien.
Sur la forme, c’est ridicule, mais sur le fond, c’est une escroquerie totale.
Vous l’aurez compris, ce que veut le gouvernement, c’est qu’il n’y ait aucun foyer d’infection, pour pouvoir dire ensuite que le masque et les caméras de surveillance ont empêché les infections. Sauf qu’ils ne font entrer dans ce concert que des personnes jeunes, donc pas à risques, testés négatives, donc supposément non porteuses du virus, sans symptômes et donc vraisemblablement non contagieuses, bref, on sélectionne les gens les plus sains de la société pour voir si le virus émerge miraculeusement d’entre eux. Dans des conditions pareilles, effectivement, il y a peu de chances qu’un foyer d’infection se crée ex-nihilo. La véritable expérience auraient été de prendre un panel de gens représentatif de la société : des vieux et des jeunes, des malades et des sains, et surtout, de faire deux concerts, un avec masque, un sans masque, et de comparer les résultats pour voir une fois pour toutes si le masque a une utilité. Mais là non, le groupe comparatif, c’est un autre panel de gens qui, eux, regarderont le concert chez eux à la télé. Cela n’a aucun sens et quand on découvrira qu’il n’y a pas eu de foyer d’infection, on dira aux gens : « Vous voyez, grâce au masque et aux caméras de surveillance, vous êtes autant protégés que si vous aviez regardé le concert seuls devant votre télé. » C’est une escroquerie tellement ridicule que je n’ai pas pu m’empêcher d’en parler. Pour information, la vraie expérience, c’est-à-dire mettre n’importe qui dans un stade, sans masque, et voir si le virus se répand, cette expérience est faite depuis deux mois aux États-Unis dans tous les états qui ont rouvert, et à des tas d’endroits dans le monde. Résultat, malgré des stades de 75000 personnes, sans aucune barrière sanitaire : zéro foyer d’infection. Alors en France, on a une barrière médiatique qui nous interdit de regarder ce qu’il se passe aux États-Unis, mais comme on le disait, à mesure que la liberté reviendra là-bas, elle percera ici aussi.

En somme, méfiez-vous du gouvernement dans les mois à venir, mais n’oubliez pas que peu de pays sont aussi corrompus que le nôtre, et que notre corruption en France ne pourra pas tenir si le reste du monde se libère. Vigilance, mais espoir aussi. Il y a des raison d’espérer et elles ne sont pas du tout fantaisistes.

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