La Capsule #46 – Juste un vaccin et vous serez libres

Nouvelle du moment : le calendrier du déconfinement, que Macron nous a présenté il y a quelques jours et qui indique comment les mesures sanitaires que nous subissons depuis des mois vont être progressivement retirées d’ici au 30 juin.

Dans les grandes lignes de ce calendrier, on apprend que depuis le 3 mai, il n’y a plus besoin d’attestation pour sortir de chez soi ; qu’on rouvrira les terrasses, les musées et d’autres lieux publics le 19 mai ; que les grands événements (foires, concerts,…) rouvriront le 9 juin, date à laquelle le couvre-feu sera également repoussé à 23h ; et enfin, que le 30 juin sera la date de suppression du couvre-feu et des jauges dans les établissements publics.

De prime abord, on est heureux de découvrir un tel calendrier. On se dit que c’est la fin de la répression, le retour à la vie d’avant. En réalité, ce n’est pas aussi simple.

Nous l’avions déjà dit par le passé : cette réouverture du pays n’est pas une surprise. D’une part, elle est essentielle, comme l’an dernier, pour permettre aux gens de partir en vacances cet été, car si après un an de masques, de confinements et autres couvre-feu, vous disiez aux gens qu’ils doivent passer l’été enfermés dans leur appartement et rentrer chez eux à 18h, cela finirait mal. Ainsi, comme l’an dernier, le gouvernement relâche la pression en été.

D’autre part, et c’est sans doute la raison la plus importante, cette réouverture est essentielle parce qu’elle va de paire avec l’introduction en France du pass sanitaire.

On a bien observé que, malgré les discours contradictoires du gouvernement, on force bel et bien l’introduction du pass sanitaire dans la société depuis des mois. On nous en parle matin et soir en termes élogieux, les médias organisent des sondages sur le sujet et on nous conditionne à l’arrivée imminente de ce pass sanitaire. Or, pour qu’il soit utilisé à grande échelle, il faut bien rouvrir la société, les commerces et les évènements publics.
Différents sondages ces dernières semaines ont montré que les français étaient majoritairement opposés au pass sanitaire, pour des raisons évidentes de liberté de déplacement ou de droit à la vie privée. Il y a tout de même des millions de français qui sont prêts à l’accepter, puisqu’on leur a vendu ce pass sanitaire comme la solution à la crise. Pour autant, Macron ne peut pas instaurer comme il le voudrait le pass sanitaire dans tous les lieux publics, du jour au lendemain. Déjà parce que ce serait très fortement combattu, autant par les citoyens que par les commerçants, qui sont également nombreux à ne pas en vouloir, mais aussi et surtout parce que la majorité des français ne sont pas vaccinés et ne font pas non plus de test PCR réguliers. Ces gens-là, qui sont donc majoritaires aujourd’hui, n’accepteront jamais du jour au lendemain de recevoir le vaccin ou de faire trois tests PCR par semaine pour obtenir le simple droit de circuler, de travailler ou de faire leurs courses.

On n’introduit pas le pass sanitaire du jour au lendemain, alors le gouvernement fait ce qu’il fait toujours dans ces cas-là : il introduit le pass sanitaire tout doucement dans la société, l’air de rien.

C’est donc ainsi qu’en consultant le calendrier de la réouverture, on apprend, au détour d’une parenthèse, qu’à partir du 9 juin, le pass sanitaire deviendra obligatoire pour accéder à un événement sportif ou culturel de plus de 5000 personnes comme il y en aura beaucoup cet été (concert, match de foot, foire, fête nationale,…).

Ainsi le pass sanitaire arrive dans la société, la boîte de Pandore est ouverte mais personne ne s’en offusque puisque après tout, cela concerne uniquement des événements bien précis de 5000 personnes ou plus, donc pas le genre d’endroits où l’on va tous les jours, surtout si l’on vit hors des grandes villes, donc rien de bien affolant, rien qui empêche de passer de bonnes vacances d’été.

Puis on revient au calendrier de réouverture. Que lit-on à partir du 30 juin ? On lit que le pass sanitaire sera finalement obligatoire pour tous les événements de 1000 personnes ou plus. Toujours l’air de rien, on vient de diviser la jauge maximale par 5.

Voyant cela, vous comprenez immédiatement que ça ne va pas s’arrêter là. On nous parle du pass sanitaire depuis des mois et on le présente comme l’outil qui éradiquera le covid. Vous vous doutez donc bien qu’on ne se contentera pas de ne le rendre obligatoire que pour les concerts et les matchs de foot. Vous pouvez être surs et certains que, tôt ou tard, le gouvernement poussera pour qu’il soit obligatoire dans tous les lieux publics.

Macron en a parlé il y a quelques jours dans Marianne :  « [Le pass sanitaire] ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis, a assuré Emmanuel Macron dans son entretien. Par contre, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l’utiliser. »

Donc, selon Macron, c’est essentiel dans les stades, les festivals, mais cela ne saurait être obligatoire dans les lieux de tous les jours. Je ne fais personnellement pas confiance à macron, je m’étonne d’ailleurs qu’il trouve le pass sanitaire inutile pour aller au restaurant, sachant qu’on nous vend le pass sanitaire associé à la réouverture des restaurants depuis des mois. Maintenant, relisez la fin de la phrase : «Par contre, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l’utiliser ».

Il y a un souci de taille : dans les restaurants, les théâtres et les cinémas aussi, les foules se brassent, et même dans les supermarchés, dans les rues, partout en fait. C’est bien pour ça qu’on nous a imposé le port du masque partout, y compris dans nos habitations. Si donc le critère d’utilisation du pass sanitaire est le fait que la foule se brasse, alors dans ce cas là, on peut une fois de plus être certains que d’ici quelques semaines, quelques mois, le pass sanitaire sera imposé, comme le masque, dans tous les lieux publics et privés.

Pour justifier cela, c’est très facile, ce sera comme d’habitude : on prétextera un variant, le variant indien ou bien le suivant, peu importe. On nous dira que le variant débarque en France, que les vaccins n’agissent pas contre lui, que les réa sont saturées, bref, tout ce qu’on nous dit depuis un an, et que même si ce n’était pas du tout prévu au départ, le pass sanitaire va finalement devoir être instauré dans de plus en plus d’endroits publics. Ce sera progressif, comme toujours. D’abord les théâtres, puis les cinémas, puis les restaurants et bars, et puis, puisque Macron en parle lui-même, pour aller voir ses amis donc, si vous comprenez bien, dans les habitations privées.

On nous présente aujourd’hui le pass sanitaire comme une mesurette qui ne concerne que les concerts de 5000 personnes et plus, Macron fait l’innocent à nous dire que ça n’arrivera jamais dans les lieux de tous les jours, mais vous pouvez être certains du contraire.

Déjà, dans le 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati a lancé son propre pass sanitaire. Il n’a aucune valeur, n’est pas obligatoire, mis il sort quand même et les gens jouent le jeu. Des gens vaccinés bien sûr, qui réclament du coup leur pass sanitaire et le présentent dans les magasins. Ce n’est pas obligatoire, mais ça conditionne doucement les gens.

Sur la chaîne LCI, il y a mieux encore : on parle de ce pass déjà en vigueur dans le 7e arrondissement, et on nous le présente comme un pass qui va se répandre avec la réouverture du pays, et qui servira à pouvoir entrer dans les magasins. On a donc déjà oublié que ça ne devait servir qu’aux rassemblements de 5000 personnes. Cette fois c’est officiel : ça servira même pour les petits commerces. Pire encore, le journaliste de LCI nous explique que ce système est génial, comme le démontre son utilisation massive en Chine. On est donc heureux d’apprendre que la Chine est désormais un modèle de société pour la France ; on est surtout heureux de découvrir qu’en Chine, le pass sanitaire est obligatoire pour accéder à n’importe quel lieu public : au travail, aux parcs municipaux, aux transports, à tous les magasins et ou encore, devinez où ?… aux habitations. On a donc une nouvelle confirmation que le but du pass sanitaire est d’être instauré absolument partout. L’annonce vient de LCI et reprend finalement ce que les médias nous vantent depuis des mois, à savoir un système de surveillance totale à la chinoise dont on a bien compris qu’il n’avait plus rien à voir avec la santé de qui que ce soit.

Pour rappel, les médias vous répètent toute la journée que le vaccin ou le pass sanitaire permettront un retour à la vie d’avant, mais Klaus Schwabe, lui, est plus honnête et n’hésite pas à dire que la vie d’avant ne reviendra plus jamais si ces plans aboutissent. On nous vend le pass sanitaire comme le retour à la vie d’avant, mais la vie d’avant, c’était justement de vivre sans pass sanitaire et sans restrictions, cherchez l’erreur.

Si on ne fait rien, l’instauration du pass sanitaire ira de paire avec la vaccination massive de la population. Tout est fait pour. Les gens déjà vaccinés vont évidemment accepter le pass sanitaire, mais ceux qui ne sont pas vaccinés, quand ils en auront assez de faire trois tests PCR par semaine pour aller travailler, se diront aussi qu’il est plus simple de se faire vacciner une fois pour toute. Enfin, quand il ne restera plus qu’une faible proportion de non-vaccinés, l’État pourra sévir contre eux sans problème : on leur interdira les magasins, ou bien on leur mettra sur le dos l’émergence de tel ou tel variant, et à ce moment-là, ce ne sont pas les vaccinés qui prendront leur défense, bien au contraire. Il y aura certainement chez les vaccinés une soumission supplémentaire qui consistera, après avoir tout accepté, à dénoncer les non-vaccinés. On sera alors définitivement arrivés dans une société orwellienne faite de surveillance permanente et de dénonciation systématique.

Désolé, je vous dresse toujours des tableaux dramatiques et je sais que certains vivent très mal ce genre de prédictions, alors je veux tout de même préciser que ce ne sont pas des prédictions, sinon celles d’un futur fictir dans lequel personne ou presque ne résisterait. Or, on voit suffisamment de résistance en France et ailleurs pour déjà se laisser abattre. Je vous rappelle qu’aux États-Unis, la véritable vie d’avant est revenue dans de nombreux états, où il est désormais illégal de demander un pass sanitaire aux gens, et qu’à part pour l’Europe et la Chine, la Nouvelle-Zélande peut-être, le reste du monde se porte relativement bien sur la question de la dictature sanitaire. Dictature sanitaire qui n’est donc pas encore imposée, loin de là.

En Israël par exemple, pays parmi les plus vaccinés au monde, et où la dictature sanitaire est pour le coup bien en place, le nombre de vaccinés plafonne aux alentours de 60 %, même moins. Des rumeurs circulent selon lesquelles, au quotidien, les gens ont tendance à ignorer le pass sanitaire et que face à cela, des lieux publics comme les universités sont forcés à accepter tout le monde, vaccinés et non vaccinés. Rumeur certes, mais le point à retenir est que la vaccination ne fait clairement pas l’unanimité et que même si, comme en Israël, la majorité des gens sont vaccinés, il faut bien plus que la majorité pour que le système puisse se permettre d’être répressif envers les non-vaccinés. Le gouvernement peut serrer la vis pour 5 %, ou peut-être pour 10 % de non-vaccinés, mais avec 40 % de non-vaccinés comme en Israël, c’est impossible, c’est beaucoup trop important et ce sont les institutions dans ce cas qui sont forcées de reculer.

Un scénario similaire est tout à fait envisageable en France, d’autant plus que les français ont la réputation d’être parmi les plus opposés aux vaccins, non pas parce que nous serions d’immondes complotistes mais plutôt parce que nous gardons le souvenir de nombreux scandales sanitaires plus ou moins récents. Actuellement en France, 23 % de la population a reçu une dose de vaccin, et seulement 10 % a reçu les deux doses. Certes la vaccination n’est pas encore ouverte à tous, mais comme dans tous les pays du monde, le taux de vaccination en France finira par plafonner, et à défaut d’être majoritaires, les non-vaccinés devraient être suffisamment nombreux pour empêcher le gouvernement de rendre la vaccination obligatoire ou d’imposer le pass sanitaire partout sous peine d’exclusion sociale. L’essentiel pour nous sera donc de résister à la pression, qu’il s’agisse de pression gouvernementale, médiatique, ou de celle de notre entourage.

Nous étudions ces sujets depuis des mois et sommes suffisamment renseignés quant au covid ou à la stratégie pseudo-sanitaire du gouvernement. À présent, nous devons maintenir nos positions. Ce ne sera pas facile pour tout le monde, notamment pour ceux qui devront choisir entre le vaccin ou le chômage, mais l’essentiel et que les résistants soient suffisamment nombreux et surtout suffisamment solides pour que ce soit au gouvernement de reculer. Le gouvernement ne renoncera probablement pas au pass sanitaire, mais si on parvient, comme c’est parait-il le cas en Israël, à ce que les commerces et les établissements publics nous laissent entrer sans se soucier de si nous avons bippé notre pass ou pas, en clair, si le pass sanitaire devient un élément de contrôle complètement dysfonctionnel, alors nous aurons gagné une grande bataille.

Souvenez-vous qu’il y a quelques années, le gouvernement entendait contrôler internet, notamment les téléchargements illégaux, avec un système qui s’appelait Hadopi, et dont on se souvient aujourd’hui comme d’une usine à gaz qui a coûté des millions et n’a jamais eu la moindre efficacité. Ainsi, pas de raison de désespérer outre mesure, il suffit de maintenir les positions qui sont les nôtres depuis des mois, de rester solidaires, et c’est peut-être bien notre légendaire administration française qui s’engluera toute seule, avec un système de contrôle défaillant que personne ne respectera.

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